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Informations phytosanitaires 

En cas de problème phytosanitaire dans vos peuplements prendre contact avec votre conseiller forestier ou avec le Correspondant Observateur du Département Santé des Forêts de votre secteur qui pourra établir un diagnostic et vous conseiller sur la conduite à tenir.

Le Département de la Santé des Forêts (D.S.F.) > Site internet

Le DSF est un service technique du Ministère de l'Agriculture de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales qui à pour mission la surveillance, le diagnostic et le conseil en matière phytosanitaire.
> Télécharger la présentation du DSF au format .pdf (259 Ko)

 Compétence :

Il intervient dans les forêts, bosquets et peupleraies à l'exclusion des arbres de parc, d'alignement et de jardin qui sont de la compétence du service de la protection des végétaux (SRPV).

 Contacts en Aquitaine :

- Echelon inter régional Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées) :
DSF Sud-Ouest Chemin d'Artigues - 33150 Cenon
Tél. : 05 56 40 46 46 - Courriel :

- Réseau de Correspondants-Observateurs en Aquitaine
Les Correspondants-Observateurs ont une formation spécifique et consacrent 15 à 25% de leur activité à la surveillance et au conseil phytosanitaire dans le cadre d'un partenariat entre le DSF et les organismes dont ils relèvent (CRPF, DDAF, ONF,...).
> Voir la carte du réseau et la liste.

Informations

 Impact de la canicule :
Les peuplements ont dans l'ensemble bien réagi après la canicule de 2003. En 2004, après un printemps globalement sec, les pluies d'août 2004 sont venues au bon moment pour atténuer le déficit hydrique accumulé auparavant.

 Jeunes plantations :
Surveiller les mortalités des jeunes plantations et les problèmes de reprise.

 Pin maritime

CRPF AquitaineLe Fomes
est un parasite racinaire connu depuis longtemps dans le Massif Landais. Avec l'armillaire il est l'un des principaux agents de la "maladie du rond" et provoquent des tâches de mortalité particulièrement dans le nord est des Landes et dans la partie lot-et-garonnaise du Massif. Cette maladie progresse depuis 20 ans avec notamment de nouveaux foyers de dépérissement dans le sud Gironde et le nord ouest des Landes. En outre la tempête de décembre 1999 a vraisemblablement augmenté le risque sur l'ensemble du Massif Landais.

Pour s'en prémunir il convient d'adapter les pratiques de sylviculture pour préserver la ressource à long terme :
· Lors du nettoyage après tempête éviter l'enfouissement ou la conservation en l'état des souches et préférer leur déchiquetage (utilisation de croque souche en particulier) après extraction. Le maintien des fragments de souches sur le sol permet de réduire les possibilités d'installation et de maintien du champignon.
· Dans les secteurs très contaminés, l'installation des peuplements par voie de plantation est recommandée car elle permet d'éviter les dépressages qui constituent une voie d'entrée pour le champignon.
· Le moyen de prévention le plus efficace au moment de toute intervention sylvicole (éclaircie ou dépressage) consiste à traiter les souches fraîches avec une bouillie à base d'engrais (DOT, produit commercial POLYBOR ou SOLUBOR, ou Urée sous forme de perlurée). Le coût de ce traitement préventif, très efficace, est compris entre 0.5 et 1 euro du stère ou du m3.

Consultez les fiches techniques éditées par le CIBA, disponibles en téléchargement dans la rubrique Documentation :
CIBA Le Fomès dans le massif landais : un risque à prendre en compte
CIBA Lutte préventive contre le Fomès

CRPF AquitaineChenille processionnaire :
- Pour fin 2004 début 2005 des risques de défoliations importants existent dans le Médoc, ailleurs on ne devrait craindre que des développements de foyers isolés. Le maintient de niveaux faibles de populations à l'intérieur des terres est sans doute à mettre en relation avec l'épisode de canicule d'août 2003.
- En cas d'infestation massive un traitement peut s'envisager, en particulier dans les jeunes peuplements. Le comportement de l'insecte fait que les traitements de lisières dégagées sont généralement suffisants. Cependant les parcelles dont les densités ont été fortement abaissées par la tempête sont favorables au développement de l'insecte et peuvent subir des attaques massives.
- Le traitement contre la chenille s'effectue entre septembre et mi-novembre. Une lutte collective est organisée par le FREDON, pour plus de détail prendre contact avec un conseiller forestier.

CRPF AquitaineScolytes
- Les conditions climatiques de l'année 2003 et l'affaiblissement des peuplements qu'elles sont susceptibles de provoquer ont fait craindre le développement des attaques de scolytes et les dommages qui en découlent. Pour limiter leur prolifération une campagne de traitement des tas de bois a été reconduite en 2004.
- Dans ce contexte, des surmortalités provoquées par des attaques de scolytes ont été observées pendant l'année 2004 dans les peuplements de pins maritimes affaiblis, particulièrement s'ils étaient déjà affectés par des pathogènes racinaires (Armillaire, Fomès) ou par la chenille processionnaire.
- De plus des attaques ont été observées surtout sur des deuxièmes dépressages tardifs ou des premières éclaircies. Aussi pour diminuer les risques il est préférable d'intervenir en début d'hiver pour dépresser ou éclaircir sur ce type de peuplement et de prévoir un broyage des rémanents d'exploitation pour activer leur dessèchement.

 Autres résineux

CRPF Aquitaine· Pin laricio :
Des rougissements et des pertes d'aiguilles provoqués par la maladie des bandes rouges se répètent depuis plusieurs années dans de nombreux peuplements, en particulier dans le sud de l'Aquitaine. La conduite des peuplements à faible densité grâce à des éclaircies précoces, répétées et assez fortes ainsi que le contrôle de la sous végétation peuvent contribuer à limiter les risques.
Suite à la sécheresse et aux périodes de canicule de 2003 les risques de voir se développer le Sphaeropsis sapinea dans les peuplements installés sur des sols à faible réserve en eau sont importants. Ce champignon provoque le dessèchement progressif du houppier des arbres atteints.

· Pin taeda :
Surveiller le comportement de cette essence qui paraît très sensible au stress hydrique et manifeste une forte attractivité vis à vis des scolytes et de la processionnaire du pin.

 Peuplier
- Le puceron lanigère du peuplier dont les attaques se renouvellent fréquemment depuis 1995, sur le cultivar I 214, doit retenir toute l'attention des populiculteurs. Les populations ne se sont pas développées de façon importante en 2004 et les séquelles des attaques 2003 restent faibles. Cependant le risque se retrouve maintenant chaque année et il faut en tenir compte au moment du choix des clones. Il est également souhaitable, de visiter les peupleraies lors de la première quinzaine de juin en 2005 afin de détecter précocement d'éventuelles attaques afin de mettre en œuvre des traitements si nécessaire.
- Maladies foliaires : L'année 2004 a été calme pour les rouilles sur peupliers avec une arrivée tardive fin août - début septembre qui devrait ne pas avoir de conséquences graves. Par contre l'intensité a été assez forte notamment sur Beaupré. Il conviendra de surveiller en saison de végétation les peupleraies vis à vis des symptômes d'attaques précoces de rouille (juin-juillet ). Pour certains clones très sensibles des traitements peuvent être mis en oeuvre (Luisa Avanzo, Beaupré, Boelare).

 Chêne
Suite à la canicule surveiller le comportement du chêne pédonculé qui peut manifester des signes de dépérissement, notamment dans les zones de coteaux où les conditions d'alimentation en eau et de nutrition minérale sont limites pour cette essence assez exigeante. Ainsi en 2004, des cas de dépérissement isolés ont été constatés essentiellement dans les Landes.

 Châtaignier
On observe en Dordogne des dépérissements de châtaigniers consécutifs aux mauvaises conditions climatiques de 2003. Ils affectent essentiellement des peuplements situés sur des stations peu proprices au développement de cette essence. De même, ces conditions ont favorisé une recrudescence de la maladie de l'encre. Les mortalités de tiges entraînées par cette maladie racinaire se sont en effet accrus, principalement dans les peuplements déjà affectés auparavant par ce problème. Il conviendra en 2005 d'être attentif à l'évolution de ces problèmes liés à la châtaigneraie.

 Orages et grêle
Des peuplements de pins maritimes ont pu être gravement endommagés par des orages de grêle de fin juillet début août dans le massif landais, épisode du 21 juillet dans le sud est de la Gironde. Les dommages apparaissent au bout de 3 semaines environ : jaunissement des houppiers, voire mortalité dans les peuplements les plus touchés. Les peuplements les plus âgés sont les plus sensibles et doivent parfois être rapidement exploités. Les jeunes plantations ont le plus souvent une bonne capacité de reprise. Le même épisode orageux a également provoqué des dégâts sur hêtre en Pyrénées-Atlantiques. En cas de dégâts, prendre contact avec votre conseiller forestier pour évaluer les risques et prendre les meures nécessaires.

Jean-Raymond LIARÇOU / Francis MAUGARD & Thierry AUMONNIER DSF SO


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