Les travaux sylvicoles au fil des saisons : automne 2005 - hiver 2005/2006
Travaux d'exploitations
Travaux sylvicoles
· La préparation des terrains
· La plantation
· Les entretiens
Gestion sylvicole
· Les réservations de plants
· Les déclarations de boisement
· TVA
· Le repérage et la matérialisation des limites
· Les mesures de croissance
· Mise en vente de bois
· Surveillance des jeunes plantations, dégâts de gibier
· Dossiers de demandes de subventions
Suivi sanitaire

Travaux d'exploitations
C'est la pleine saison pour effectuer les travaux d'exploitation et de vidange des bois. A cette époque les bois sont hors sève et se conservent plus longtemps une fois coupés avec moins de risque pour les attaques d'insectes et le bleuissement des résineux à condition de vidanger les bois avant le printemps.
Par contre les sols sont parfois gorgés d'eau et il faut dans ces périodes éviter le passage d'engins lourds qui auraient des conséquences préjudiciables pour l'avenir surtout sur les terrains limoneux ou argileux. Ces risques de dégradation concernent aussi les pistes et chemins. Des engins équipés de pneus basse pression ou chenilles peuvent atténuer cet impact.
Il faut rester vigilant sur la qualité de l'exploitation pour, les risques de blessures sur les arbres, la hauteur des souches qui ne doit pas dépasser 15 cm et la grosseur des rémanents qui doivent être inférieurs à 10 cm de diamètre. Ces critères peuvent être précisés dans le contrat de vente.
La délimitation des parcelles, le marquage et le cubage des coupes prévues sont beaucoup plus faciles dès que la végétation de sous-bois s'est tassée et que les feuilles sont tombées.
Les éclaircies et dépressages sont nécessaires pour un bon équilibre entre la hauteur et la circonférence des arbres qui devront rester. On profitera de ces opérations pour éliminer les arbres sans avenir en commençant par ceux qui concurrencent au niveau du houppier les arbres restants.
L'exploitation des taillis en bois de feu doit, en cas d'intervention d'une personne extérieure, se faire par l'intermédiaire d'un contrat de vente afin d'éviter toute présomption de salariat, notamment en cas d'accident.
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Travaux sylvicoles
La préparation des terrains : c'est le gage d'une bonne réussite du futur peuplement
Elle est indispensable avant la plupart des reboisements et surtout pour les boisements d'anciennes terres agricoles.
Pour les sols argileux ou tassés, un décompactage de fin d'été est préférable. Pour les sols limoneux ou sableux il est possible d'effectuer une préparation juste avant le reboisement sur des terrains non engorgés.
La fertilisation de fond : elle se justifie sur les sols présentant des carences. Par exemple dans les Landes de Gascogne ou un apport de 80 à 100 unités /ha de phosphate corrige la pauvreté pour cet élément de ces sols.
La plantation : elle ne doit pas être effectuée en période de fortes gelées et le plus tôt possible dans l'hiver sauf sur les terrains trop humides.
Caractéristique d'un plant de qualité : il doit être jeune (à taille égale), bien équilibré entre les racines et la tige avec un collet épais, avoir un système racinaire bien fourni et sans déformation importante. Il ne doit pas avoir de trace d'attaque d'insectes ou de maladie notamment sur l'écorce.
A âge égal, il vaut mieux ne pas prendre la catégorie de plants les plus petits (sujets dominés dans les planches en pépinière) et à l'inverse les plants les plus grands peuvent aussi présenter des inconvénients (reprise plus délicate, prix élevés).
Votre pépiniériste doit vous fournir un certificat d'origine des plants ou des graines. Ce certificat doit indiquer la région d'origine et le niveau de sélection.
Les écartements entre les plants et les sens des lignes doivent être choisis en fonction du matériel et des techniques utilisés pour la préparation et l'entretien. Il faut également tenir compte des travaux d'exploitation futurs. Il faut respecter les distances vis à vis des voisins, des cours d'eaux, des lignes électriques, etc. En cas de doutes, vous pouvez vous renseigner à la mairie pour savoir s'il existe une réglementation des boisements ou des contraintes particulières.
Les protections contre les dégâts de gibiers sont à prévoir si nécessaire. Elles sont quasiment indispensables pour les feuillus. Le type de protection choisi tiendra compte de la densité des plants et de la surface.
En général pour les faibles densités la protection individuelle est la mieux adaptée alors que pour les autres cas l'engrillagement (efficace mais cher pour les petites surfaces) ou la clôture électrique (qui demande une surveillance régulière) sont préférables.
Les plantations en racines nues et en plançons devront être installées en priorité dés la fin novembre, cependant pour les terrains susceptibles de s'engorger, il est préférable d'attendre la fin de l'hiver (février).
· Il faut veiller à ne pas laisser les racines se dessécher ; pour cela le transport depuis la pépinière et sur le chantier doit se faire dans des sacs spéciaux. En cas de stockage prolongé, il est préférable de mettre les plants en jauge. Veiller à bien tasser le sol au moment de la plantation, et à ne pas enterrer le collet pour les noyers.
· Les plançons de peupliers doivent être stockés debout si possible dans de l'eau courante. Dans tous les cas un trempage d'au moins 48 heures est bénéfique. Ils doivent être plantés à au moins un mètre de profondeur. Pour les plantations effectuées à la tarière cet hiver, il est souvent nécessaire de remettre de la terre en tassant pour éviter qu'ils ne bougent et pour supprimer les poches d'air.
· Les plants feuillus ne doivent être arrachés de la pépinière que lorsque les feuilles seront tombées.
Les plants en mottes qui disposent d'une période d'installation plus importante peuvent aussi être plantés après avoir bien trempé les mottes. Celles-ci doivent être recouvertes de 1 à 2 cm de terre au moment du tassement pour éviter leur dessèchement.
Les entretiens
Le paillage des plants : il ne se justifie que pour des plantations à faible densité où son emploi évite un désherbage chimique ou un entretien mécanique trop prés des arbres. Il doit être installé dans le courant de l'hiver en disposant une couche de 15 à 20 cm d'épaisseur de paille humide autour de chaque plant. Ce paillage permettra d'éviter un envahissement de l'herbe ainsi qu'une meilleure conservation de la fraîcheur. Il peut être réalisé également avec du film plastique ou des plaques d'agglomérés.
Les regarnis dans les jeunes boisements sont à effectuer après comptage. Ils sont inutiles pour les peupliers au-delà de la première année.
Pour les semis, il vaut mieux attendre le réchauffement du printemps pour les faire afin de diminuer la période d'attente avant la germination et réduire ainsi les risques de perte de graines. Le sol doit être préparé de façon plus soignée que pour une plantation, le jeune semis étant plus sensible au dessèchement, à la concurrence herbacée et au manque ou à l'excès d'eau.
Taille de formation des jeunes feuillus : à réaliser de préférence en fin d'hiver pour avoir une meilleure visibilité et un moindre risque de dégâts de bris de cimes par les oiseaux. La cicatrisation sera également plus rapide avec la montée de sève. On peut également réaliser un élagage durant cette saison à condition qu'il soit modéré pour ne pas provoquer l'apparition de gourmands.
Elagage des résineux : l'hiver est proprice à l'élagage car les risques d'attaques de scolytes ou de pyrales du tronc sont réduits.
Les deuxièmes dépressages de pins maritimes se feront en début d'hiver pour éviter les risques d'attaques de scolytes.
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Gestion sylvicole
Les réservations de plants : elles doivent se faire le plus tôt possible afin de bénéficier de matériel de qualité. Une visite préalable à la pépinière peut être utile.
Les déclarations de boisement : elles se font sur un imprimé de changement de nature de culture (imprimé IL 6704) disponible dans certaines mairies ou au cadastre. Elles sont à retourner à ce dernier dans les trois mois suivant la fin des travaux pour bénéficier dés la première année de l'exonération de l'impôt foncier ainsi que de la réduction de l'impôt sur le revenu.
TVA :
· Les demandes d'assujettissement volontaire à la TVA sont à déposer avant le 31 janvier au centre des impôts.
· Les demandes de remboursement forfaitaire de TVA pour les personnes non-assujetties sont à retourner avant le 31 décembre.
Le repérage et la matérialisation des limites de propriétés et de parcelles souvent indispensables pour la gestion et les travaux se feront plus aisément à cette saison.
Les mesures de croissance, à prendre pendant le repos végétatif sont utiles au suivi des peuplements pour aider à la décision de déclenchement des éclaircies ou des coupes rases.
Mise en vente de bois :
· Le marquage des coupes (éclaircies, balivage) avant l'exploitation est une garantie d'avoir un peuplement futur qui gardera tout son potentiel de qualité et de quantité. La délimitation précise des coupes sur le terrain permet d'éviter des erreurs irréversibles.
· Le cubage et l'estimation préalable sont des atouts primordiaux pour le gestionnaire.
· Le contrat de vente des bois représente une garantie minimum et doit indiquer les conditions de vente, les échéances de paiement ainsi que les délais d'exploitation (modèle disponible auprès du CRPF et au bureau des GPF). Une garantie bancaire apporte une sécurité de paiement.
· Les coupes de bois de chauffage : il est primordial de signer un contrat de vente avec l'acheteur, même si le bois est donné, pour éviter toute présomption de salariat (modèle disponible).
Surveillance des jeunes plantations, dégâts de gibier : en cas de dégâts importants de gibier, prendre contact avec la fédération de chasse pour les mesures à prendre et faire une déclaration de dégâts (modèle disponible au CRPF et auprès des GPF) auprès : du représentant du syndicat des sylviculteurs, de la DDAF et de la fédération départementale des chasseurs.
Dossiers de demandes de subventions pour boisement, reboisement de zones sinistrées ou sans avenir, élagage, balivage, etc. Ils doivent être déposés à la D.D.A.F. au moins 6 mois à l'avance et les travaux ne devront commencer qu'après avoir reçu l'accord de subvention.
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Suivi sanitaire de vos forêts
Une surveillance régulière de vos forêts vous permettra d'intervenir de manière plus efficace.
Des essences bien adaptées à la station et des opérations sylvicoles bien faites (dégagements, éclaircies etc.) éviteront un affaiblissement des arbres toujours proprice aux attaques notamment des scolytes qui sont surtout des parasites de faiblesse.
Les reboisements en pin maritime ne se feront que deux ans (minimum deux étés) après la coupe rase pour éviter les attaques d'hylobes. Ce délais est d'autant plus d'actualité que le traitement préventif contre l'hylobe n'est plus fait systématiquement en pépinière depuis que le produit utilisé a été interdit depuis 2004.
La période d'arrêt de végétation doit être mise à profit pour exploiter les arbres morts récemment, dépérissant ou présentant de nombreuses attaques d'insectes reconnaissables à la présence d'orifices de pénétrations obstrués d'un amas de résines et de sciures (pralines), en particulier dans les parcelles ayant souffert de la sécheresse en 2005.
Pour un diagnostic plus précis, vous pouvez contacter le correspondant du département santé des forêts local ou l'échelon régional (tel : 05.56.40.46.46).
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